samedi 21 novembre 2009

Une fille pressée

Salut l'ami lecteur, ça faisait un bail hein ? La pêche ?
Bon ben moi aujourd'hui j'm'en va te causer du temps qui passe. Tu n'es pas sans le savoir, aujourd'hui on est vraiment tirés de tous les bords hein, plus le temps de se promener, plus le temps de rigoler, de flâner, de ne rien faire, en fait... Figure toi que c'était justement ce que l'une de mes contraintes pressantes m'obligeait à expliquer : la vitesse, c'est un truc d'aujourd'hui, ça. Mais que se passe-t-il ? Pourquoi toujours aller plus vite ?


Le rendement, la productivité, la communication, le transport, tout va de plus en plus vite. Quelle est donc cette maladie, cette obsession pour la vitesse ? Paraîtrit qu'elle procure du plaisir... Ben, si, faut bien croire : les gars au volant de leur tuture de course ou de leur moto, ils kiffent bien ça, non ? Oublions l'argent qu'il y a au bout un instant. La vitesse sur une moto par exemple, induit un danger, qui te colle une adrénaline à t'en couper le souffle. Serait-elle donc là, l'origine de cette passion ? Effleurer le danger, se sentir exister, avoir le sentiment de contrôler sa vie, sa mort, tout cela procurerait-il des sensations inégalables ? N'être qu'un avec soi-même, vivre chaque seconde intensément, et oublier le reste, n'est-ce possible que grâce à la vitesse ?
Et que dire de la lenteur ?
Pourquoi ne pas ralentir le rythme, frôler l'immobilité, pour profiter au maximum de l'action, exacerber nos sens pour palper tous les aspects de nos gestes, de l'environnement qui nous entoure, tendre l'oreille et percevoir le chant de 15 oiseaux à la fois ? Pourquoi ne pas faire permettre à notre corps de profiter de tous les instants dont nous disposons, et les vivre jusqu'à l'infiniment petit, en essayant de percevoir la façon dont chacune de nos cellules perçoit ce moment ? Pourquoi ne pas profiter d'une heure pour s'allonger, ne rien faire, seulement respirer et se fondre avec les mécanismes organiques vitaux de notre être ? N'est-ce pas cela, ne faire qu'un avec soi-même ? Avoir une parfaite conscience de ce que nous sommes, à chaque instant ? Faut-il nécessairement frôler la mort pour se sentir vivre ? N'est-ce pas un constat inquiétant ? N'es-tu pas terrifié de voir que le plaisir de vivre n'est plus ressenti par les gens que quand ils sont en danger ?
Faut-il considérer que ressentir du plaisir, être heureux, c'est se sentir vivant ? N'est-il pas possible de se sentir vivant dans la lenteur ?

PS : si un certain Benoît (qui se reconnaîtra) passe par là, pour info cet article est un genre d'écriture personnelle qui peut être ajoutée à l'autre, en cas de craquage monumental. On sait jamais, ça peut peut-être sauver les meubles...

3 commentaires:

Anonyme a dit…
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Kikekwa a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
croco a dit…

Je ne voudrais pas me mêler de ce qui est clairement un échange privé, mais, il me semble que si certains sportifs de haut niveau ont droit à 3 essais, on devrait appliquer la même tolérance au travail intellectuel non ?