jeudi 25 novembre 2010

Mieux vaut prévenir que guérir

Hello l'ami, comment va la laïfe ?

Tu as déjà rencontré des gens qui se foutent de prévenir, guérir ou même périr ? Je ne connais pas toutes les déclinaisons de situations pour lesquelles l'adage se vérifie, mais perso, je me passerais bien de certaines de celles-ci.

Je suis peut-être une nana chiante et bourrée de principes, c'est peut-être une déformation professionnelle, ou bien maternelle, peu importe, la vérité c'est que je me fous complètement du pourquoi du comment. Le fait est que j'aime prévenir, et beaucoup moins guérir.

Par exemple, si j'ai un doute sur quelque chose : "va-t-il pleuvoir ou non ? Allez je prends le risque, je pars sans parapluie ! Non, ce n'est pas raisonnable, prends-le au cas où, mieux vaut prévenir que guérir !".

Voilà la situation type pour laquelle l'adage dit vrai : on ne peut pas dire qu'embarquer son parapluie dans sa voiture soit un truc véritablement compromettant pour le reste de la journée. Mais il n'est pas non plus indispensable de le prendre, étant donné qu'on n'a aucune certitude concernant la pluviométrie à venir. Mais pourtant, mieux vaut le prendre ! Pour être paré en cas de caca nerveux céleste. Parce que dans cette situation type, si jamais tu ne prends pas ton parapluie, tu t'en veux à mort parce qu'évidemment, la pluie ne tombe que quand tu es pressé, que tu as un rendez-vous super important et que tu as sorti ton costume fraîchement rapatrié du pressing pour l'occasion. Et là, t'as plus le choix, t'es obligé de te rendre à l'évidence : t'as été con.

Cet exemple anodin, je m'en inspire au quotidien. Autrement dit, j'applique systématiquement le "mieux vaut prévenir", à toute situation pour laquelle j'ai un doute, c'est à dire toute situation qui m'implique moi + un truc extérieur : un gens, la météo, les transports, etc. Le principe de prévoyance, quoi. C'est vrai, j'en ai marre de me faire avoir, trop naïve que je suis. Du coup ça en devient presque une obsession, tu sais, du genre à prévoir un truc au cas où le truc que t'as prévu si ça le fait pas ne le fasse pas non plus. Je suis loin de la névrose, mais c'est à surveiller.

Tout ça pour te dire que, quand tu côtoies des personnes pour qui le principe de prévoyance n'est qu'un vague concept que seuls les philosophes névrosés peuvent perdre du temps à pratiquer, le quotidien est parfois un peu compliqué.

Tu te retrouves facilement à t'engueuler avec ta moitié parce qu'elle a décidé sans te consulter que demain, des potes viendraient manger. Toi, t'aurais aimé qu'on te demande ton avis, non ? Si demain j'ai rendez-vous avec le fromager pour manger une tartine, ou bien avec ma prof de théâtre pour boire un café, ou bien avec le dealer du quartier pour m'enfiler un rail ? Hein ?! Qui y a pensé, à ces éventualités ? Ben, pas les personnes pour qui le principe de prévoyance n'est qu'un vague concept que seuls les philosophes névrosés peuvent perdre du temps à pratiquer.

Mais bon, ce n'est pas leur manque de prévoyance qui est le plus pénible, le plus dur, c'est de voir que ces personnes (pour qui le principe blabla...) sont totalement hermétiques à tes arguments quand tu essayes de leur expliquer que ça va de soi de prévenir une personne quand elle est impliquée, au lieu de décider d'un truc en solo. Surtout que tu insistes bien pour dire que le problème, en soi, ce n'est pas la bouffe prévue pour le lendemain, c'est le simple fait que ta moitié ait décidé seule de la date de ladite bouffe, et ce sans te demander si tu as quelque chose de prévu. Tu vois ? C'est une simple question de bon sens, tout de même !

Et bien, pas pour tout le monde, donc il va falloir s'y faire. Après tout, je crois que j'aurais dû dire oui quand on m'a demandé si je voulais Canalsat et Canal+... Ben ouais, c'est pas moi qui paye l'abonnement à internet.

3 commentaires:

Dingo a dit…

Cà c'est du solide. Pas une improvisation maladroite. La douleur vive à l'état brut qui s'accroche à du vécu irréfutable, tangible, non transparent.

La vie est dangereuse, je m'en doutais, mais là c'est mieux formulé.

Je vais me méfier spécialement des philosophes névrosés qui ne cherchent à m'inviter chez ma prof de théâtre que pour me piquer mon parapluie. Et d'un...

De deux je m'achète un pluviomètre et je l'installe dès demain au milieu du salon.

De trois si de faux vendeurs de calendriers des postes sonnent chez moi au beau milieu de la nuit : j'ouvre pas.

Si, y'en a...

TAOMUGAIA a dit…

Tu es une jeune femme avertie qui en vaut deux et celui qui partage ta vie a ainsi bien de la chance.
Deux pour le prix d'une, si je puis dire !
Deux fois plus de qualités, c'est énorme.
Evite de vivre en Bretagne, sinon il faudrait que tu te fasses greffer un parapluie.
Sinon, pour le coup des invits sans prévenir, fais pareil le soir même où ton homme a prévu de faire venir du monde : invite 3 copines, les + bavardes possibles...ça peut donner quelque chose de sympa et ça le fera réfléchir !

Kikekwa a dit…

Dingo, j'aime beaucoup l'idée du pluviomètre...
Tao, tu ne crois pas si bien dire en me parlant de la Bretagne... Figure-toi que j'y vis depuis ma première seconde de vie :P
Je penserai aux cops la prochaine fois, même si le connaissant, ça ne le dérangera pas, au contraire !

Merci de votre passage par ici ;)
Tao, tu as une bise de Val.