lundi 10 juillet 2006

La chasse

Afin de justifier leurs pratiques, les chasseurs parlent de l'équilibre des populations animales. Ainsi, ceux en visite sur notre forum affirment qu'ils contribuent à cette harmonie en régulant des espèces au développement exponentiel (sangliers), et en ne ponctionnant qu'un nombre limité d'individus parmi d'autres espèces, un nombre qui ne nuit pas au développement des dites espèces. Soit.

Ces "chasseurs éthiques" n'entraînent pas la disparition des cervidés, par exemple. Mais ils ont une vision globale des espèces et ne considèrent pas l'individu en tant que tel. Un peu comme si chaque fois qu'un meurtre humain se produisait, nous réagissions de la sorte : "Pas grave ; de toute façon, l'humanité croît ; alors un de plus ou un de moins..."

L'animal étant déprécié, le drame individuel est nié. On en oublie la terreur de la bête traquée, les blessures douloureuses, l'agonie, les yeux qui se révulsent et la tristesse de l'animal qui sait qu'il meurt. C'est la même chose pour tout cochon vivant une "existence"/un calvaire dans un élevage concentrationnaire jusqu'à l'abattoir, ou pour tout chien ou chat que l'on conduit à l'euthanasie, après une vie confinée pour cause d'absence d'adoptant.

Avec ce petit texte, mon but ambitieux (naïf ?) est d'amener les chasseurs (ceux possédant un cerveau et un sens moral) à se remettre en question. Tout comme les gens s'apprêtant à abandonner leur animal de compagnie qui perturberait leurs vacances, ou les consommateurs de viande d'animaux d'élevages industriels.

Je ne vise même pas les producteurs dont la cupidité est indiscutablement plus forte que tout.

Regardons l'animal comme un être sensible plutôt que comme un élément dont son espèce peut se dispenser.

Écrit par Jagdterrier, membre VIP du forum http://www.protection-des-animaux.org/ipb/

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